L’incendie meurtrier (6 victimes) survenu dans la nuit du 13 au 14 décembre dans une maison de retraite à Marseille prouve malheureusement une nouvelle fois le risque particulier existant dans ce type d’établissement, où par définition, les occupants sont peu mobiles et donc plus exposés.
Il est essentiel de noter que les victimes n’ont pas succombé par brûlure, mais par asphyxie.
La législation actuelle sur les matériaux est principalement orientée sur leur difficulté d’inflammation. L’émanation de gaz et de fumées est peu prise en compte. Toutefois les nouvelles EUROCLASSES qui caractérisent les résistances au feu des tissus d’ameublement, prennent en compte le facteur « fumées ».
(Voir le tableau tableau des équivalences EUROCLASSES)
Il faut également rappeler que la législation en vigueur pour les matelas n’impose rien dans le cadre du dégagement de fumées, alors qu’un projet avait abouti, il y a quelques années, à l’élaboration d’un essai de perte de masse.
Cet essai permettait de mesurer la quantité de matières transformées en gaz, en cas d’inflammation et prévoyait des durées minima de résistances des matériaux pour permettre aux occupants d’une pièce de s’échapper.
Pour notre part, nous avions conçu à cet effet un matelas très résistant à l’incendie et qui répondait aux plus fortes exigences de cet essai. (notre référence : Matelas Lamydo-sécurité EXCEL55/NGP).
Les rideaux et les voilages sont des sources évidentes de propagation d’incendie. Mais les tissus d’ameublement NONFEU aujourd’hui disponibles, limitent très fortement les risques.
La majorité de ces tissus sont réalisés dans des polyesters traités dans la masse avec des agents ignifugeants. Leur rôle est d’empêcher l’inflammation. Ils ne sont pas incombustibles, mais lorsqu’ils sont exposés à une flamme, ils se rétractent, sans propager la flamme.